24 Novembre 2017 à 02:55:22

Auteur Sujet: Ecologie : Nokia premier, Apple dernier, selon Greenpeace  (Lu 1969 fois)

Thierry

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Ecologie : Nokia premier, Apple dernier, selon Greenpeace
« le: 10 Décembre 2006 à 19:48:12 »
Depuis l'instauration de l'écotaxe, il semble que les problèmes liés à l'environnement trouvent une oreille plus attentive auprès du public. Encouragé par ce constat, Greenpeace publie une deuxième édition du Guide « Pour une high-tech responsable » et l'air de rien, cet opus bouscule passablement les idées reçues.

Apple : comme un ver dans la Pomme...
Terminant bon dernier, soit 14e, du classement vert des entreprises, la firme de Cuppertino confirme et aggrave la position déjà peu confortable d'août dernier. « Apple n'a pas bougé d'un pouce et n'a apporté aucune amélioration à ses politiques et à ses pratiques » peut-on lire. Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France précise même que « depuis trois mois, et contrairement à ses concurrents, Apple n'a pas bougé d'un iota en matière d'élimination de substances dangereuses ou de gestion des produits obsolètes. La marque s'est ainsi laissée distancier par les autres fabricants ».



En clair, rien n'est fait pour améliorer les conditions de vie des produits usagés, pas plus que l'on ne constate d'efforts pour le recyclage. Le principe de précaution est ignoré, et plus sérieux encore, la firme « refuse de divulguer sa liste de substances contrôlées ». En août Apple s'était défendue : « Apple a une politique environnementale stricte et entraîne l'industrie dans la restriction et le bannissement de certaines substances toxiques comme le mercure, le cadmium et le chrome héxavalent, tout comme de nombreux BFR (retardateurs de flamme bromés). Nous avons complètement éliminé les moniteurs CRT de notre ligne de produits », mais selon Greenpeace, aucun des points alors évoqués n'a constaté d'amélioration. L'immobilisme de la firme en ce domaine fait alors peur... Mais l'ONG et Apple se connaissent désormais bien, et l'une a l'autre dans la ligne de mire.

La Pomme vire du vert au rouge.
Et justement, à cette occasion, Greenpeace a lancé nouveau site Green My Apple, qui se destine à attiser la guerre contre le pollueur. Les aficionados qui s'y rendront laisseront libre cours à leur imagination pour aiguillonner le constructeur, par la parodie, la critique ou le cynisme. Le but, évidemment, restera de mettre à mal l'image si lisse de la firme. Un seul mot d'ordre, ou cri de ralliement : « Soyez créatifs, à vous de jouer pour faire réagir Apple ! »

Nokia, dans le vert et contre tous !
Confortant sa place de leader écolo, le bon élève obtient un bon point de plus pour cette édition. Les PVC de ses téléphones ont disparu, le principe de précaution est scrupuleusement respecté. De fait, le Finlandais élabore une véritable « responsabilité individuelle du producteur » : cette démarche hisse le niveau d'exigence au point de le lier écologiquement parlant aux produits commercialisés.

La marque s'apprête également à mettre sur le marché des modèles de mobiles sans retardateurs de flamme bromés (RFB), autre aspect appréciable dans la lutte verte. Bémol : l’absence de calendrier d’élimination de tous les RFB et du plastique toxique PVC sur l’ensemble des produits, en particulier les équipements réseau.

Parmi les différents autres candidats, dont le tableau ci-dessous dresse la liste, saluons Dell, qui talonne toujours le premier de classement Motorola qui revient de l'enfer de la dernière place, particulièrement pour son réseau de reprise des produits usagés.


Le Petit Livre Vert
Avec guide actualisé tous les trois mois, Greenpeace cherche moins à blâmer qu'à donner des repères sur l'évolution des marques et leur comportement face à l'écologie (version consultable en PDF). Or, le grand public, peu au fait, ou mal renseigné devient une cible de choix : amener un consommateur à privilégier un produit hi-tech « bio » demande également une véritable éducation.

Deux points sont particulièrement examinés :

la reprise et le recyclage des matériels obsolètes

l'élimination méticuleuse des substances chimiques contenues dans les appareils. Cet élément touche particulièrement les employés des centres de recyclage, alors en contact, sans protection, avec des éléments particulièrement nocifs.
L'on constate bien une émulation entre les différents acteurs du marché, selon Yannick Vicaire « Dans l'ensemble, tous ont réagi à la publication de notre premier classement. Par exemple, Acer et Lenovo, deux leaders du secteur, se sont engagés à éliminer tous les retardateurs de flamme bromés et le PVC de tous leurs produits. »

Et outre une véritable concurrence entre les marques, n'oublions pas qu'un mauvais classement entraînerait aisément une baisse des parts de marché, nuisible pour toutes. Et M. Vicaire de conclure : « À quelques semaines des fêtes de fin d'année et alors qu'ils font leurs achats Noël, les consommateurs apprécieront sans doute d'avoir un nouvel outil pour guider leur choix et faire sentir aux fabricants qu'ils veulent des ordinateurs performants, certes, mais aussi respectueux de l'environnement et de la santé des travailleurs du recyclage. »




Source PCINpact